La fameuse bonne idée d’entreprise à créer, celle qui vous fait basculer du salariat à l’entrepreneuriat. Celle qui vous rend euphorique, qui vous met le doute et qui parfois vous désespère.

L’idée, fait aussi partie d’un des freins à la transition entre le salariat et l’entrepreneuriat.

Depuis que j’ai ressenti mon envie d’entreprendre, c’est- à dire au moins depuis une quinzaine d’années, j’ai été poursuivie et paralysée par cette fameuse «idée».

Celle que je convoite depuis tant d’années. Celle qui me tient en haleine et qui me procure de l’adrénaline. Ne serais- je pas tombée en amour de cette quête mystérieuse qui représente la gloire à celui qui la trouve ?!

Est- ce que je ne suis pas victime de tous ces mythes entretenus autour de ce que représente l’entrepreneur ?

Quand on pense réussite entrepreneuriale, on pense souvent à des géants de la Silicon Valley, Mark Zuckerberg, Lary Page, Pierre Omidyar ou encore Steve Jobs.

Ces génies, ces innovateurs, ces visionnaires. On les connaît au sommet mais on ne s’est jamais vraiment intéressé à leur parcours. On ne valorise toujours que la réussite.

Alors, faut- il vraiment se focaliser sur une bonne idée d’entreprise à créer  ?

Mais c’est quoi une bonne idée d’entreprise à créer ?

Une « bonne idée », c’est une idée qui nous propulse directement au sommet qui nous fait penser que cela va certainement marcher et que les billets vont tomber du ciel comme des petits pains.

Prenons par exemple, Pierre Omidiyar qui était au départ, un brillant informaticien. Un jour, sa compagne lui demande de créer un site web pour qu’elle puisse acheter et vendre des distributeurs de bonbons PEZ qu’elle collectionnait.

Le site connaît un immense succès. En 1996, il fonde Ebay. Le site est devenu une référence mondiale dans le domaine de la vente aux enchères et incarne un vrai phénomène de société.

En 2021, sa société compte plus de 185 millions d’utilisateurs actifs dans le monde.

Oui, c’est impressionnant mais je doute fort que ce monsieur ait visionné au départ cette immense réussite.

Analysons cette réussite. Est- ce que c’était le rêve de Pierre Omedyar de devenir un entrepreneur à succès mondialement connu ? Est- ce que de cette volonté, il est partie à la conquête d’une « idée de génie » d’une idée innovatrice qui le conduirait direct au sommet  et lui promettrait une fortune assurée.

C’était une personne brillante qui a mis son talent au service d’un besoin et qui s’est ouvert à une opportunité.

Est- ce qu’il s’est mis une pression de dingue en se demandant si son idée allait marcher ? Non puisque le concept même d’ « idée » ne lui a pas traversé l’esprit ».

Alors oui, avec le recul c’était une « bonne idée ».

Mais cette idée est devenue bonne après avoir mis en place des actions qui au départ, n’avait pas une immense ambition.

Pourquoi ceux qui se focalisent sur une bonne idée d’entreprise ne seront jamais entrepreneurs ?

 

Il ne suffit pas d’avoir un statut d’indépendant pour se dire entrepreneur. Être entrepreneur, c’est une question de « mindset », d’état d’esprit.

Beaucoup de jeunes créateurs d’entreprises se cachent derrière le « mon idée est nul, ce n’est pas original, je ne trouverais pas de clients, je n’ai pas assez d’expériences».

Mais ces excuses cachent en réalité d’autres peurs inconscientes qu’il n’a pas du tout envie de mettre en lumière.

Parmi ses peurs on retrouve :

  • La peur de l’échec ;
  • La peur du jugement ;
  • La peur de ne pas être à la hauteur ;
  • La peur de ne pas gagner suffisamment d’argent.

Si vous trouvez toutes vos idées inintéressantes ou que vous chercher l’idée parfaite pendant des années, il va sérieusement falloir se poser des questions.

Peut- être avez-vous sous-estimé les qualités que devait posséder un entrepreneur ou peut- être que vous avez en tête certains mythes qui ont la vie dur.

Il faudrait sans doute envisager de prendre le problème sous un autre angle et accepter de vous faire accompagner au niveau de votre mindset.

Personne ne pourra vous assurer que votre « idée » vous apportera la gloire ou la réussite financière car il n’y a que la réalité du terrain qui pourra vous le dire.

En revanche, on peut vous accompagner sur une méthodologie, sur une stratégie, sur des techniques à utiliser, en fait les bases du processus entrepreneurial.

C’est ce que j’essaie d’expliquer lors de mes accompagnements. Je ne vais pas trouver la bonne idée mais je vais montrer le chemin pour aller à sa rencontre et la valoriser ensuite par de la stratégie et de la technique.

Il faut accepter dès le départ cette part de risque et ce doute. Il y aura toujours de l’inconnu, de l’incertain, des échecs dans l’entrepreneuriat. Et ça, il faut l’accepter dès le départ.

idee-d-entreprise

Alors comment partir à la rencontre de cette « bonne idée » ?

Un entrepreneur, c’est quelqu’un qui met ses compétences au service d’un besoin qu’il rencontre. C’est une personne qui subit des échecs, qui accepte une part de hasard et qui est à l’affut des opportunités.

Si vous avez remarqué qu’un besoin se faisait sentir dans un domaine en particulier et que vous pensez pouvoir y répondre alors foncez. Concevez un MVP (produit minimum viable) et testez votre idée puis affinez là au fur et à mesure des témoignages.

À l’inverse, si vous avez envie de devenir entrepreneur mais que vous n’avez aucune idée, alors posez sur papier toutes vos compétences professionnelles, personnelles, vos expériences, les problématiques que vous avez réussi à résoudre, un domaine d’expertise où vous êtes meilleurs que les autres et commencez à monétiser quelques choses immédiatement.

Si vous avez du mal à faire cette introspection parce que vous vous trouvez nul et sans aucun talent, eh bien faites appelle à vos proches ?

Pourquoi ils auraient envie de vous payer ? Quels conseils ils auraient envie de venir vous demander ? Est- ce qu’ils sont impressionnés par un truc que vous faites naturellement et qui pour eux est une véritable torture ?

Est- ce que les 3 mois qui suivront vous allez faire la même chose ?

Certainement pas ! Parce que vous allez évoluer, vous confronter au terrain, vous ouvrir à différentes opportunités.  Et puis surtout vous allez développer une « vision d’entrepreneur ».

Mais il faut bien commencer quelque part et faire de ce rêve imaginaire une réalité.

Il faut passer le cap, il faut commencer par être entrepreneure même avec une idée banale mais il faut le faire car cela va vous faire changer de statut.

Et cette fameuse « bonne idée », elle viendra naturellement à vous. Parce que vous l’avait désacralisé et vous ne la cherchez plus à tout prix.

Pour résumer : pas besoin d’une grande idée d’entreprise pour commencer

 

  • Beaucoup d’entrepreneurs ne sont pas particulièrement créatifs ou encore moins visionnaires.
  • Ne perdez pas de temps à chercher l’idée parfaite.
  • Passez à l’action rapidement à partir d’une première idée, même très simple.
  • Faites évoluer votre idée en fonction des résultats.
  • Analyser constamment votre environnement.
  • Restez ouvert aux suggestions sans forcément les accepter toutes.

 

Le nombre d’exemples d’entreprises grandes ou petites qui ont commencé par une idée banale, voire pas d’idée du tout montre qu’avoir une grande idée n’est pas un préalable à une démarche entrepreneuriale.

Ce qui est nécessaire en revanche, c’est de passer à l’action et d’affiner son idée au fur et à mesure, en ne la figeant pas trop tôt.

Pour casser cette idée, essayer de vous intéresser au parcours de ceux qui ont atteint la réussite mondiale et peut- être qu’a ce moment là vous allez avoir un déclic et arrêter avec des fausses croyances qui vous gâchent la vie et vous empêchent d’atteindre l’épanouissement et la liberté financière.

Alors, dites- moi si ça vous parle tout ça et si vous aussi, vous êtes partis à la conquête de cette « bonne idée » ?

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