Les risques de l’entrepreneuriat, vous devez en entendre parler tous les jours au sein de votre entourage et forcément, cela ne vous aide pas à franchir le cap.

Vous avez certainement déjà entendu parler d’une histoire épouvantable d’un entrepreneur ruiné, poursuivi par ses créanciers.

De fait, l’entrepreneuriat est risqué, les entrepreneurs s’y consacreraient donc parce qu’ils aimeraient prendre des risques, ils seraient un peu fous, ils ne seraient pas comme tout le monde.

Mais au final, tout est risqué dans la vie. Vous pouvez aussi avoir un super boulot en CDI avec un super salaire et être licencié du jour au lendemain et retombé quasiment  au niveau de débutant.

La vie en général est risquée car vous ne pouvez pas avoir le contrôle des évènements et prendre des décisions en connaissance de cause.

En revanche, vous pouvez avoir le contrôle de la manière dont vous allez faire face à ces évènements imprévus et connaître les ressources à mobiliser à ce moment-là.

On ne peut pas éviter les risques, mais on peut les atténuer.

Dans cet article, je vais vous donner quelques solutions pour minimiser les risques de l’entrepreneuriat.

Les entrepreneurs aiment le risque, mythe ou réalité ?

Il existerait un mythe selon lequel un entrepreneur est quelqu’un qui aime prendre des risques. C’est un mythe tenace car en effet, qui est capable d’abandonner son travail et de tout risquer pour se lancer dans une aventure incertaine ? Qui peut travailler pendant des mois, voire plus, sans salaire, sans protection sociale, pour lancer une entreprise qui a toutes les chances de ne pas décoller ?

Mais aucune étude n’a jamais prouvé que les entrepreneurs aiment le risque.

Ce ne sont pas des têtes brulées qui recherchent le risque pour le plaisir du risque. En réalité, les entrepreneurs acceptent le risque et essayent de contrôler au maximum cette prise de risque.

Mais alors, comment font- ils pour contrôler le risque qu’ils prennent ?

# 1 Faire avec ce que l’on a sous la main

 

On pense souvent à tort que les entrepreneurs sont des génies et que leur réussite dépend de cette idée folle qu’ils ont eue un jour en se levant le matin.

Et qu’ensuite, ils chercheraient des moyens pour mettre en place cette super idée.

Mais bien souvent, c’est le contraire qui se produit.

Par exemple, pour élaborer votre repas de famille, vous pouvez rassembler les ingrédients dans votre frigo et essayer d’en faire quelque chose ou bien, vous pouvez chercher des supers recettes et aller acheter les ingrédients.

Vous allez donc engager des dépenses et prendre le risque que vos invités n’aiment pas la recette choisie.

Comme dit l’expression, « un tiens vaut mieux que tu l’auras », c’est-à-dire que l’on fait avec ce que l’on a maintenant, même si c’est modeste, plutôt que d’imaginer ce que l’on pourrait faire si l’on avait autre chose.

 Le problème de la plupart des jeunes entrepreneurs est de se mettre une grande pression pour aller chercher les moyens qui lui permettrait de concrétiser l’idée qu’il a imaginée dans sa tête et comme étant liée à sa réussite future.

Alors forcément, aller investir sur des choses extérieures à nous et qui ne nous appartiennent pas, cela semble assez risqué.

La barre est donc très haute puisque si l’on n’arrive pas à réunir ses moyens, la réalisation tombe à l’eau.

Il semble plus judicieux et moins risquer de commencer par établir la liste des moyens que l’on a à notre disposition et d’ensuite réfléchir à ce que l’on peut en faire.

On peut se poser 3 questions toutes simples :

  1. Qui je suis ?
  2. Qu’est- ce que je connais ?
  3. Qui je connais ?

Ne pleurez donc pas sur ce que vous n’avez pas mais partez de ce que vous avez.

# 2 Evaluer les pertes acceptables

 

La notion de « risque » est propre à chacun et n’est pas universelle. Le risque n’aura pas la même « valeur » ni le même « format » d’une personne à l’autre.

Cela dépend d’un vécu, d’un contexte, de certaines croyances, etc.

Se lancer dans le vide, sans évaluer ses propres pertes acceptables, c’est aller droit dans le mur.

Si vous voulez mettre toutes les chances de votre côté pour réussir votre projet entrepreneurial, alors il va falloir mettre en place des objectifs et un plan d’action adapté.

Par exemple, vous  pouvez vous fixer une durée dans le temps qui est acceptable pour vous.

Vous pouvez vous fixer aussi un budget qui peut être une bouée de secours si cela ne fonctionne pas.

Plus précisément, vous pouvez vous dire « Je possède 5 000 € pour investir dans mon projet et si dans 6 mois, je n’arrive pas à me dégager un salaire minimum de 1000 € alors je rechercherai un emploi salarié ».

Si pour vous, c’est le « prix » acceptable pour changer de vie et vous épanouir alors, vous n’allez pas considérer votre décision comme un « risque ». Vous allez certainement mettre en place des actions de façon plus sereine et mettre toutes les chances de votre côté pour réussir votre création d’entreprise.

D’autant plus en 2022 où l’entrepreneuriat est hyper accessible, avec un certain nombre de mesures qui permettent de largement minimiser les risques. C’est ce que j’avais expliqué de façons détaillées dans un précédent article sur les facilités d’entreprendre aujourd’hui.

Je conçois qu’il est terriblement difficile de retourner dans un emploi salarié lorsque l’on a gouté à l’adrénaline de l’entrepreneuriat mais ne voyais pas cela comme un échec car vous aurez énormément évolué et vous aurez certainement de nouvelles compétences à faire valoir dans un nouvel emploi salarié. Vous pouvez aussi vous épanouir dans ce nouveau travail et peut-être mieux rebondir dans votre entreprise par la suite.

# 3 Être ouvert d’esprit et ajuster au fur et à mesure

 

L’autre gros facteur d’abandon en entrepreneuriat, c’est de croire que l’on a « raison du premier coup ».

Beaucoup trop d’apprentis entrepreneurs pensent à tort qu’une idée doit se valider sur papier et se figer à jamais.

Mais les entrepreneurs qui connaissent le plus grand succès sont ceux qui ont la capacité d’observer un environnement, d’être à l’écoute et d’améliorer l’idée de départ au fur et à mesure.

Aucun entrepreneur ne regarde dans une boule de cristal et imagine la solution parfaite qui se vendra par milliers.

Alors bien sûr, la plupart des porteurs de projet rassemblent un certain nombre d’éléments leur permettent de juger de la viabilité de leur idée de départ. C’est ce que j’avais expliqué dans un précédent article sur comment valider le potentiel économique de son projet d’entreprise, mais cela reste des probabilités et tant que l’idée n’est pas confrontée à la réalité, on peut dire qu’elle n’est pas viable à 100%.

Mais alors comment peut- on confronter une idée à la réalité ?

 

# 4 Trouver des parties prenantes

 

Une autre façon ultra pertinente pour minimiser les risques en entrepreneuriat, c’est de trouver des parties prenantes, des partenaires, des co-créateurs.

Cela paraît du bon sens mais malheureusement, beaucoup d’entrepreneurs attendent parfois une année avant de se confronter à la réalité du terrain. Le risque en construisant leur projet seul de leur côté, et bien c’est que leurs offres n’intéressent personne. Et là, après des mois de travail en sous-marin, la douche est plus que froide.

L’abandon et le sentiment d’échec sont malheureusement inévitables à ce moment-là.

Clairement, avec ce système, on prend des risques.

Au contraire, si l’on veut s’épargner une forte déception, de l’argent et du temps, on a tout intérêt à aller rapidement sur le terrain et parler de notre projet.

Il ne faut pas oublier qu’un entrepreneur, n’est pas une personne qui est « égoïste » tournée vers lui-même mais que c’est une personne altruiste qui met son talent au service des autres.

Donc, il ne réussit pas tout seul dans son projet. Il va avoir des clients qui vont lui faire des retours et il va avoir des partenaires qui vont l’aider sur des choses qu’il maitrise moins bien qu’eux.

S’il on envisage l’entrepreneuriat comme un statut isolé alors aucun projet n’aura une issue positive.

Imaginer que vous parliez de votre projet à votre famille, à vos amis et qu’ils soient très enthousiastes de cette idée et qu’ils vous demandent même quand est-ce que cela sera finalisé.

Vous allez pouvoir constater immédiatement que votre idée entrepreneuriale répond à un vrai besoin.

Et d’autant plus si vous aviez besoin d’un utilitaire par exemple, pour transporter des choses et qu’un ami vous propose de vous prêter son véhicule, cela montre un gros intérêt et vous de votre côté, cela vous évitera de demander un crédit à la banque pour acheter un véhicule pour une probable potentialité économique.

Dans ce contexte, il est clair que vous minimiser les risques d’endettement.

On n’ose pas toujours le faire, par fierté, par ego, par peur du « non » mais hélas, nous passons à côté d’un certain nombre d’opportunités.

Il y a de nombreux exemples qui ont montré l’intérêt de cette philosophie comme avec l’exemple de Michel et Augustin, célèbre marque de biscuit. En effet, ils ont démarré en faisant cuire leurs biscuits dans le four familial. Un jour, ils obtiennent une commande plus importante et le four ne suffit plus.

S’ils avaient suivi un système « classique » de processus entrepreneurial, « ils auraient monté un plan d’affaires et débarquer chez leur banquier.

Mais au lieu de ça, ils ont la pertinence et l’audace d’aller voir leur boulanger de quartier pour lui demander s’il était possible d’utiliser son four le lundi, son jour de fermeture.

En un clin d’œil, leur problème était résolu sans qu’ils ne déboursent 1 €.

Au-delà du fait de trouver des partenaires, vous pouvez aussi demander à vos potentiels clients de construire avec vous l’offre idéale qui pourrait répondre au mieux à leur problématique.

Vous pouvez faire ce que l’on appelle un bêta-test, c’est- à dire, sélectionner un client idéal pour vous et lui faire tester votre offre/produit afin qu’il vous donne un retour et des axes d’amélioration.

C’est ce que j’ai personnellement fait pour construire mon offre de coaching et ainsi m’assurer de son intérêt et de son efficacité.

J’ai minimisé les risques d’échouer à l’arrivée. 

J’ai d’ailleurs donné plusieurs façons de tester son offre dans un précédent article.

Ainsi, on s’aperçoit que les risques en entrepreneuriat sont davantage associés à un mythe et des croyances bien ancrées dans la population.

L’entrepreneuriat est victime de nombreux mythes et vu comme quelque chose d’ « extra- ordinaire » alors qu’en réalité, derrière tout ce que nous consommons comme produits ou services, il y a un entrepreneur.

C’est juste quelqu’un qui nous permet d’améliorer notre quotidien. Est- ce que cette personne est inconsciente ? Amoureuse du risque et de l’adrénaline ? Certainement pas.

Le taux réel de gros échecs en entrepreneuriat est assez faible.

Et avec la précarité actuelle dans le monde du travail et les licenciements économiques de plus en plus fréquent, et les promesses de CDI rarement honorées, est- ce moins risqué de travailler dans une grande entreprise ?

Et dans le pire des cas, l’expérience entrepreneuriale change la vie, l’entrepreneur aura appris énormément de choses et cela constituera une base solide pour sa future réussite.

D’ailleurs, si l’on regarde de plus près, les parcours des plus grands entrepreneurs sont souvent jalonnés d’échecs avant de connaître le succès.

Ce qui importe donc, ce n’est pas l’échec, mais la capacité à rebondir ensuite.

C’est en ce sens que j’ai souhaité concevoir mon programme d’accompagnement « job sur mesure », un programme de 6 mois où je vous épaule dans la concrétisation de votre création d’entreprise sur le web.

Dites- moi dans les commentaires, comment vous pouvez minimiser vos propres risques de l’entrepreneuriat ?

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